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    SOIS BELGE ET T’ES ROI

    – 22 juillet 2015 –

    Nées à Bruxelles dans la discrétion d’un entrepôt rue Dansaert ou Porte de Namur, elles sont aujourd’hui les enfants prodigues et prodiges de notre Royaume. Au lendemain de la fête nationale, petit tour d’horizon de quelques boutiques noir-jaune-rouge qui ont conquis le monde…


    1945: C’est une lady…Godiva

    Pour oser prétendre à telle entreprise, il fallait avoir l’audace de Lady Godiva, la passion du chocolat et l’organisation d’une armée. En 1926, la famille Draps réunit les trois : tandis que Pierre Draps Senior crée, dans l’intimité de son atelier, d’élégants chocolats pralinés, sa femme et ses quatre petits soldats se chargent d’emballer et de livrer aux grandes surfaces de Bruxelles les fruits de sa passion.

    À la mort de leurs parents, Pierre, Joseph, François et Yvonne reprennent le flambeau chocolaté, et déménagent l’atelier sur le Boulevard Léopold ; c’est là qu’ouvre la première boutique Godiva. Plus de 500 magasins, dans pas moins de 80 pays, ça fait beaucoup de bras…et encore plus de chocolat.


    1953: Prémaman, petit commerce devriendra grand

    Dans les années 50’, un jeune couple d’entrepreneurs belges surfe sur la vague du Baby boom et ouvre,  rue du Marché aux Herbes, un magasin pour femmes enceintes et pour jeunes enfants. Baptisé « Prémaman », la petite enseigne attire très vite des hordes de mamans ou mères en devenir, à tel point qu’il est décidé d’agrandir la famille : en deux ans, dix magasins voient le jour.

    En juillet 2012, Prémaman rejoint le Groupe Orchestra pour devenir le leader de la puériculture, de la maternité et de la mode enfantine. Actuellement présent sur les cinq continents, dans 32 pays, via 180 magasins franchisés et 90 en propre, le petit commerce bruxellois est devenu une bien grande famille.


    1982 : Olivier Dachkin, le conquérant

    Certains manient le sabre, d’autres le ciseau. C’est le cas d’Hadj Zellat aka Olivier Dachkin, aujourd’hui à la tête de la plus grande chaîne de coiffeurs de Belgique. En ouvrant son premier salon à Bruxelles, l’ambitieux coiffeur poursuivait un but bien précis : une enseigne accessible, qualité assurée.

    Il semblerait que ce soit aujourd’hui mission accomplie, puisque le Bruxellois aux cheveux poivre et sel a ouvert son centième salon en Belgique, après une implantation plus que réussie au Luxembourg et aux Etats-Unis.


    1990 : Donnez-nous aujourd’hui Le Pain Quotidien

    Le pain de tante Simone, c’est sa madeleine de Proust à lui. Aussi, lorsque Alain Coumont, fils et petit-fils d’épiciers, découvre qu’il n’en trouvera nul autre pareil dans aucun commerce, il décide de mettre lui-même la main à la pâte. Pour le jeune chef, la tradition du bon pain frais est une routine digne de répétition. Sort alors du four, en 1990, le premier Pain Quot, au 16, rue Dansaert.

    Aujourd’hui, les fourneaux d’Alain se sont multipliés à vitesse VV prime et nourrissent quotidiennement plus de 20 pays.


    1999 : La savoureuse histoire…d’Exki

    En 1999, Nicolas, Frédéric et Arnaud se mettent au défi de proposer le premier resto rapide offrant des produits naturels. Deux ans plus tard, les trois amis plantent leur première carotte au 12, chaussée d’Ixelles, comme un cheval de Troie au milieu de ses caloriques concurrents.

    Des sandwiches frais, un café équitable, un emballage écologique pour le même prix que le combo burger/soda/plastique des traditionnels fast foods. Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’on fait… 70 fois. En France, aux Pays-Bas, en Italie,… aujourd’hui, la petite carotte belge a même la pêche jusqu’à la Big Apple.


    2001 : Raidillon, une merveilleuse histoire du temps

    Dès sa naissance, Bernard Julémont s’est engagé dans une course contre la montre. Il a donc naturellement fait de l’horlogerie son métier, et du sport automobile sa passion. En 2001, le bruxellois décide de fonder sa propre marque, avec un nom évocateur…Car « Raidillon » n’est autre que l’enchaînement le plus célèbre du circuit de Spa-Francorchamps.

    À l’image du périlleux virage, la marque a tracé sa route, passant de 25 modèles en 2009 à plus d’une soixantaine aujourd’hui. Un seul QG, situé dans les Galeries Royales Saint-Hubert, d’où rayonne un réseau de distributeurs indépendants aux accents suisses, chinois ou encore qatari… Raidillon a aujourd’hui le droit de rouler les mécaniques.


    2015 : Tout vient à point…

    Exki, le Pain quotidien, Olivier Dachkin… autant d’enseignes devenues, dans le monde entier, des institutions. Elles sont le fruit d’un risque, d’un challenge, de la part de leurs créateurs, qui ont désiré voir rayonner leur accomplissement au-delà des frontières belgo-belges.

    Et Bruxelles semble être le laboratoire idéal pour tenter telle entreprise. C’est ce qu’explique Julien Bacq, Directeur du développement commercial chez Atrium Brussels : « Bruxelles a aujourd’hui tous les atouts pour pouvoir développer un commerce endogène ; la diversité des quartiers et la variété de clientèles offre aux entrepreneurs locaux un terreau bien fertile pour tester leur projet avant leur exportation ».

    Ces succès sont surtout l’aboutissement d’un projet mûrement réfléchi ; développer son commerce ne peut en aucun cas s’entreprendre sur un coup de tête. Ce que souligne Stéphane Decoster, responsable communication chez Brussels Invest and Export « L’exportation n’est pas un jeu. Il faut que l’entreprise soit prête à assumer toutes les facettes de son choix. Car si l’initiative est, à terme, source de revenus, elle a aussi un coût, en matière de prospection, de visites, de temps. Cela demande d’être organisé…et patient. »


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    juillet 22, 2015
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