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    LA RECETTE GAGNANTE DES DEUXIÈMES POINTS DE VENTE

    – 22 septembre 2016 –

    Le commerce, c’est pas de la tarte… ou du gâteau ! Atrium.Brussels est allée à la rencontre de 5 commerçants bruxellois qui ont su faire lever la pâte de leur concept sans casser des œufs. Forts de leur succès, ils remettent aujourd’hui le couvert : liste des ingrédients qui font que ça fonctionne.


    Takumi : un bon bol d’air japonais

    Qui a dit qu’il fallait être japonais pour faire des gyozas ? Lors d’un voyage à Tokyo en 2013, Arnaud et Alexis Mestdag sont restés bouche bée devant la richesse de la gastronomie nippone. Leur avion à peine posé sur le tarmac bruxellois, les deux frères ont décidé de mettre la main à la pâte de riz : au terme d’une série de cours de cuisine et une formation à Londres, ils ont été en mesure de décliner Donburi et raviolis, façon pays du Soleil-Levant.

    Le fruit de leurs efforts, ils l’ont appelé Takumi, qui signifie adroit, agile. Cette petite cantine moderne reproduit le raffinement japonais jusqu’au bout des baguettes, pour un prix des plus démocratiques.

    Les Mestdag ne comptent pourtant pas en rester là ; ils travaillent actuellement à la création de leur propre bière japonaise… Qu’on se le dise, Takumi n’a pas fini de brasser du monde.

    Saké ! : Un deuxième Takumi installera bientôt ses chaises hautes écarlates et ses sets de table bariolés dans la capitale. Sa cuisine plus spacieuse permettra aux frères prodiges de tester de nouvelles recettes et d’étoffer leur carte.

    Avril 2016 :  rue Lesbroussart 8, Quartier Flagey


    Knees to Chin : un monoproduit qui roule

    Au Vietnam, les habitants dégustent des rouleaux de printemps en tous lieux : dans les rues ou sur les marchés, agrémentés de sauce soja ou Hoisin. L’idée d’en faire un business a cependant germé dans la tête de Roxanne Gernaert à quelques milliers de kilomètres de là, au détour d’un souper bruxellois.

    Séduite par le concept de ces feuilles de riz que les convives pouvaient garnir à souhait, la jeune diplômée en design a entrepris de décliner le rouleau de printemps à toutes les sauces, avec les restes du frigo. Scampi, saumon, canard, poulet ou encore patate douce, accompagnés de poires ou de mangues, de noix de coco rapée ou d’avocat : les savoureuses combinaisons ont charmé son entourage. Ce succès a convaincu Roxanne d’ouvrir un comptoir à Bailli.

    Il n’a pas fallu longtemps pour que le Tout-Châtelain fasse la file devant la lumineuse devanture en faïence turquoise, conquis par cette formule de lunch à déguster sur le pouce, froid ou agrémenté d’une soupe. Si les spring rolls de Roxanne se mangent à table, le nom de l’établissement « Knees to Chin », littéralement genoux au menton, est un petit clin d’oeil à l’inimitable posture que les asiatiques adoptent pour les manger.

    Roll inédit : Un Knees to Chin 2 a roulé sa bosse et ses rouleaux rue de Flandre. Ceux-ci devraient, comme pour le premier, mettre ses futurs clients … à genoux.

    Juin 2014 : rue de Livourne 125, Quartier Bailli

    Juillet 2016 : rue de Flandre 28, Quartier Vismet


    Le Petit Boudoir : le salon des merveilles

    Rien ne destinait Malika Kahan à ouvrir une boutique. Rien ne la destinait non plus à devenir maquilleuse. Ou serveuse. Et pourtant, la jeune diplômée en écriture cinématographique a plus changé de tablier en quelques années que Joël Robuchon dans toute sa carrière.

    Là où certains se seraient découragés, Malika y a vu autant d’expériences enrichissantes. Comme le désir de s’investir, un jour, dans un projet plus personnel. Cet appel interne a coïncidé avec la remise du magasin de vêtements Delphine & Mauricette, à Ixelles. Après une petite remise à neuf, Le Petit Boudoir était né.

    Féminin sans sombrer dans le girly, Le Petit Boudoir est le genre de boutique où l’on rentre pour un cadeau mais d’où l’on ressort avec mille et une trouvailles. C’est que le choix est dur entre les boucles d’oreille finement travaillées, les délicats bracelets en argent ou les portefeuilles en cuir colorés. Malika tente, dans la mesure du possible et au gré de ses coups de cœur, de s’approvisionner chez des designers belges.

    Détail croustillant : 3 ans après l’ouverture du premier Petit Boudoir, Malika a rallumé le four, avec l’aide de Julien Moulard. Situé dans le quartier européen, Le petit Boudoir 2 propose également son lot d’accessoires à croquer, presque autant que les petits biscuits sucrés posés sur le comptoir…

    Août 2011 : rue de la paix 19, Quartier Saint-Boniface

    Mars 2016 : rue Belliard  151, Quartier européen


    MoMo : des raviolis engagés

    Ne serait-ce l’enseigne « Tibetan dumblings & soups – sustainable food », on passerait devant MoMo sans même s’en rendre compte. Mais cela ne semble pas préoccuper sa gérante outre mesure. C’est que Lhamo peut compter sur une clientèle fidèle ! En trois ans, ses raviolis vapeur tibétains – ou momos – ont séduit de nombreux travailleurs dans un quartier occupé en grande partie par des bureaux. Sur l’ardoise accrochée au mur, Lhamo invite le consommateur à se servir lui-même dans le frigo et à passer commande directement au comptoir. Il s’y voit proposer une formule lunch, comprenant un panier de 5 momos, un panier de légumes bio vapeur et une soupe du jour.

    La particularité de l’endroit ? L’utilisation exclusive de produits Fairtrade ou bio et le fait que les dumblings étaient, jusqu’il y a peu, préparés par d’anciennes prisonnières politiques du Tibet. Derrière le comptoir, Lhamo confectionne de ses doigts de fées des petits bouts de bonheur à la farine de blé : des momos… à go go.

    Le Mo en plus : Désirant pousser plus loin son concept, Lhamo est en passe d’ouvrir un deuxième MoMo à Saint-Gilles, à deux pas de la maison communale. Ce dernier proposera uniquement des plats végétariens et véganes, grandement appréciés des clients.

    Novembre 2013 : rue Defacqz 27, Quartier Bailli

    Bientôt : avenue des villas 7, Quartier Van Meenen


    Färm : le chaînon manquant

    Färm est né d’une envie de faire plus : plus court, plus sain, plus durable. Ses deux créateurs, Baptiste Bataille et Alexis Descampe, ont tout deux étudié l’écologie à l’UCL. Leur diplôme en poche, ils se sont dits : « bon, et maintenant quoi ? ». Cette question, ils y répondent en 2009 avec « The Peas », une entreprise spécialisée dans la distribution de paniers bios à Etterbeek.

    Très vite cependant, ils se retrouvent avec sur les bras un tas d’invendus, qu’ils décident d’écouler via un point de vente improvisé : en 2013, le premier Färm plante racine à Sainte-Catherine, dans le centre de Bruxelles. Chaînon manquant entre la grande distribution et les petits magasins bio spécialisés, le supermarché centre son attention sur les produits durables, biologiques et locaux.

    Färm a une autre particularité de taille : en déboursant 20€ par action, tout le monde peut devenir co-färmer et participer à l’AG pour partager ses idées et ses envies !

    Des petites graines : Jamais 2 sans 3, 4 et 4 font 8…Färm vise les 16 magasins d’ici 2019, dans toute la Belgique. C’est tout…pour le moment.

    Octobre 2013 : quai du Bois à brûler 43, Quartier Vismet

    Juin 2014 : rue de Linthout 176, Quartier Mérode

    Décembre 2015 : chaussée de Wavre 1080, Quartier Hankar

    Septembre 2016 : Färm Bascule (franchisé), rue Vanderkindere 546, Quartier Bascule

    septembre 22, 2016
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