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    Chantiers à Bruxelles : les commerçants peu considérés

    CHANTIERS À BRUXELLES : LES COMMERÇANTS PEU CONSIDÉRÉS

    – 21 mars 2017 –

    Malgré leurs expositions et leurs relatives fragilités, les commerçants semblent rarement bénéficier d’une attention particulière de la part des commanditaires et opérateurs de chantier. C’est le constat de l’étude réalisée par Atrium.Brussels, à paraitre le 29 mars prochain.

    Une période de travaux peut parfois provoquer une réaction en chaîne à l’intérieur d’un quartier commerçant, allant de la baisse de la fréquentation jusqu’à la fermeture définitive d’un ou de plusieurs commerces. Or, le commerçant se sent, dans le meilleur des cas, considéré tel un usager lambda dans la communication, la planification et la gestion des travaux urbains.

    L’évaluation de certaines pratiques tant en Belgique qu’à l’étranger prouve pourtant que, s’ils sont considérés et intégrés à temps dans cette réflexion, les commerçants peuvent devenir d’excellents relais, voire les meilleurs ambassadeurs du projet, auprès de l’ensemble des usagers du quartier.


    4 commerçants sur 10 n’ont pas été avertis d’un chantier dans leur quartier

    Il s’agit ici d’un des constats les plus édifiants de notre étude. Sur 50 commerçants sondés par Atrium, 40% indiquent n’avoir reçu aucune communication de la part des autorités publiques concernant la tenue d’un chantier dans leur quartier. Or, seul un commerçant informé est en mesure de prévenir ses clients.

    «On n’a pas été mis au courant. J’ai juste vu les panneaux d’interdiction de stationnement. Aucune communication préalable  » Jean-Robert, commerce de service, ouvert depuis plus de 10 ans

    Même son de cloche du côté de la clientèle : sur les 160 clients interviewés ayant vécu un chantier dans leur quartier, seulement 5% ont été prévenus via une communication des autorités publiques. En parallèle, 18% ont été informés directement et oralement par leurs commerçants, soit le triple.


    Aide financière, communication et signalétique : trois besoins majeurs

    Durant l’été 2015, la Place Vanderkindere (Uccle) et ses rues adjacentes ont été impactées par un chantier de grande ampleur, entrepris par la STIB et Bruxelles-Mobilité. Avant de définir un plan d’actions pour soutenir les commerçants durant la période des travaux, Atrium a entrepris de sonder l’opinion de ceux-ci sur leurs besoins en période de chantier.

    Les trois réponses les plus fréquemment citées concernaient l’indemnisation des commerces (55.3%), la communication avec les coordinateurs du chantier (40.4%) et la signalétique pour accéder dans le quartier (36.2%).

    Portrait-Cécile Veyrié


    La prise de conscience des pouvoirs publics : clef de voûte des chantiers

    Une prise de conscience émerge progressivement chez les pouvoirs publics. À Bruxelles, ces derniers développent des solutions afin de simplifier et de quantifier les travaux sur la voirie publique. L’outil Osiris et l’hyper-coordination développés par Bruxelles-Mobilité permettent enfin d’avoir une vision globale de tous les chantiers en cours ou à venir et de limiter la redondance de ceux-ci dans des zones restreintes.

    La toute récente mise en place de méthodes d’accompagnement, d’indemnisations, de crédits de trésorerie ou encore d’aides à l’investissement semble également plus adaptée à la réalité des commerçants et est dès lors révélatrice d’améliorations.


    Un guide de bonnes pratiques à destination des communes et commerçants

    Pour qu’un chantier ne soit plus vu uniquement comme un obstacle, la solution réside très certainement dans la faculté qu’auront toutes les parties prenantes, pouvoirs publics et usagers en tête, à se rassembler et à développer, ensemble, une vision et un projet porteur de sens.

    À cet effet, Atrium.Brussels a listé une série de 21 conseils ayant pour but d’accompagner commerçants et pouvoirs publics dans la gestion d’un chantier afin d’en limiter les impacts négatifs.

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